Configurateur 2D ou 3D : lequel choisir ?
Images, schémas 2D, rendu 3D en temps réel ou visualisation in situ : ce que chaque niveau apporte à un fabricant de menuiserie, et par lequel commencer.
Un configurateur 2D suffit quand l'acheteur est un professionnel qui connaît le produit. La 3D devient utile dès que quelqu'un doit se représenter ce qu'il achète : un particulier, un vendeur en magasin, un revendeur face à son client. Les deux ne s'excluent pas. On peut démarrer avec des images et ajouter la 3D ensuite, gamme par gamme.
Les quatre niveaux de visualisation
Derrière « 2D » et « 3D », il y a en réalité quatre façons de montrer un produit configuré.
Des images fixes
Une photo ou une illustration par variante. Simple et rapide à mettre en place, mais l'image ne suit qu'une partie des choix.
Un schéma 2D
Un dessin coté, généré à partir de la configuration. Exact, lisible par un professionnel, peu parlant pour un particulier.
Un rendu 3D en temps réel
Le produit apparaît en volume et se met à jour à chaque option. On le fait tourner, on l'ouvre, on change de point de vue.
La visualisation in situ
Le produit configuré est projeté sur la photo de la façade ou de la pièce du client.
Ce que la 2D fait bien
Un schéma coté dit l'essentiel à quelqu'un qui sait le lire : les dimensions, le sens d'ouverture, la répartition des vantaux. Pour un menuisier qui chiffre dix fenêtres dans la matinée, c'est souvent tout ce qu'il lui faut. La 2D a aussi sa place en bout de parcours. Chez AMC Production, la commande part au panier avec deux images cotées, une vue intérieure et une vue extérieure, pour que la commande soit techniquement exacte.
Sa limite est connue : un schéma ne montre ni la matière, ni la couleur réelle, ni l'allure du produit une fois posé.
Ce que la 3D change
Avec un rendu 3D en temps réel, le produit prend forme à l'écran pendant qu'on le configure. Trois effets en découlent.
- Le client valide ce qu'il voit. Une configuration vue et approuvée laisse moins de place au malentendu qu'une ligne de devis.
- Le vendeur s'en sert comme support. L'Entrepôt du Bricolage utilise le configurateur d'Axone-Spadone pour former ses vendeurs aux portes de garage.
- Le particulier va au bout. Quand Axone-Spadone a remplacé son configurateur 2D par un configurateur 3D, le nombre d'opportunités générées a été multiplié par trois, et ce niveau s'est maintenu depuis.
Ce dernier chiffre vient d'un seul client, sur un produit et un site donnés. Il ne se transpose pas tel quel, d'autant que l'ancien outil était aussi plus lent et moins ergonomique. Le détail est dans le cas client Axone-Spadone.
2D ou 3D : la comparaison
| Critère | Configurateur 2D | Configurateur 3D |
|---|---|---|
| Ce qu'il montre | Un schéma ou une image du produit | Le produit en volume, mis à jour à chaque option |
| Public | Professionnels qui connaissent le produit | Particuliers, vendeurs, revendeurs face à leur client |
| Mise en place | Rapide | Plus longue : chaque gamme doit être modélisée |
| Exactitude technique | Cotes lisibles directement | Cotes à afficher en complément |
| Effet sur la vente | Sécurise la commande | Aide à se projeter et à décider |
Faut-il de la 3D pour tous vos produits ?
Non. La 3D se justifie produit par produit, selon trois questions.
- Qui configure ? Si c'est un particulier ou un vendeur généraliste, la 3D aide. Si c'est un professionnel pressé, un schéma suffit souvent.
- Le produit se voit-il ? Une porte d'entrée, un portail ou une pergola se choisissent à l'œil. Une pièce détachée, non.
- Combien de fois est-il chiffré ? Mieux vaut commencer par les produits les plus demandés.
Castel Ouvertures a suivi cette logique. Son configurateur couvre toutes ses menuiseries PVC, mais la 3D porte d'abord sur les fenêtres et les portes-fenêtres, les produits les plus régulièrement chiffrés. AMC Production n'a passé en 3D qu'un seul produit, sa porte de garage enroulable. Les autres continuent de fonctionner comme avant.
Et la visualisation in situ ?
La visualisation in situ intervient après la configuration. Le client prend une photo de sa façade ou de sa pièce, et le produit qu'il vient de configurer y est projeté, avec ses matériaux et ses coloris. Elle répond à la dernière hésitation avant l'achat : « est-ce que ça ira chez moi ? ».
Elle complète la 3D sans la remplacer. Chez Axone-Spadone, elle a été ajoutée plusieurs mois après le configurateur 3D.
Par où commencer ?
Si vous n'avez pas de configurateur, commencez par le chiffrage : un configurateur juste, avec des images, rend déjà service à vos revendeurs. Ajoutez la 3D ensuite sur vos produits phares, puis l'in situ si vous vendez à des particuliers. Cette progression limite l'investissement de départ et permet de juger sur pièces à chaque étape.
Si vous avez déjà un configurateur 2D, la question est plutôt celle de l'intégration : la 3D peut parfois s'y ajouter sans tout refaire, comme chez AMC Production.
Questions fréquentes
Un configurateur 3D fonctionne-t-il sur mobile ?
Oui. Chez Simplyfirst, le configurateur et son rendu 3D s'adaptent à l'ordinateur, à la tablette et au mobile, sans application à installer.
La 3D ralentit-elle la configuration ?
Non, si elle est conçue pour le web. Le rendu se met à jour à chaque étape, sans temps de chargement perceptible pour l'utilisateur.
Combien coûte le passage à la 3D ?
Cela dépend du nombre de gammes à modéliser. Le guide Créer un configurateur 3D détaille les étapes, les délais et la structure du prix.